Vous avez entendu parler d’un buggy capable de voler ? Un véhicule qui roule sur terre puis déploie une voile pour s’envoler, comme dans un film de James Bond ? Ce concept n’est pas de la science-fiction. Il a un nom : Vaylon.
Cet article vous explique tout sur cette marque française et son incroyable machine, le Pégase. Vous découvrirez la fiche technique complète de ce buggy volant, son origine militaire et ses possibles utilisations dans le monde de demain.
Vaylon Pégase : la fiche technique complète
Avant d’entrer dans les détails, voici les informations essentielles sur le Pégase. Ce tableau résume tout ce qu’il faut savoir sur ses performances, que ce soit sur route ou dans les airs.
| Caractéristique | Spécification |
|---|---|
| Type de véhicule | Buggy tout-terrain et ULM (Ultra-Léger Motorisé) |
| Motorisation | Moteur Rotax 912, 4 cylindres, 100 chevaux |
| Poids à vide | Environ 450 kg |
| Vitesse au sol | Jusqu’à 100 km/h |
| Vitesse en vol | Entre 60 et 80 km/h (vitesse de croisière) |
| Autonomie au sol | Environ 1000 km |
| Autonomie en vol | Jusqu’à 3 heures |
| Altitude de vol maximale | 3000 mètres |
| Distance de décollage | Moins de 100 mètres |
| Distance d’atterrissage | Moins de 20 mètres |
| Carburant | Essence sans plomb 98 |
| Homologation | ULM classe paramoteur |
| Prix estimé | Entre 100 000 € et 150 000 € (marché professionnel) |
Le concept unique du Pégase : un buggy volant « deux-en-un »
Le Pégase de Vaylon n’est ni une simple voiture, ni un simple ULM. C’est un véhicule hybride qui combine les deux fonctions. Sur terre, il se comporte comme un buggy léger et agile, capable de franchir des terrains difficiles. Sa motorisation puissante lui permet d’atteindre une bonne vitesse.
Mais sa vraie particularité est sa capacité à se transformer pour le vol. En quelques minutes, le pilote peut déployer une grande voile de parapente stockée à l’arrière. Une fois la voile en place, une hélice propulsive, également à l’arrière, prend le relais du moteur pour faire décoller l’engin. Le passage du mode route au mode vol est une fonction qui change tout.
Comment ça fonctionne concrètement ?
Le processus de transformation est pensé pour être rapide. Le pilote arrête le buggy, sort la voile et l’étale au sol derrière le véhicule. Après une rapide vérification, il met les gaz. La vitesse du buggy au sol permet à la voile de se gonfler et de s’élever. Une fois qu’elle est au-dessus du Pégase, l’hélice pousse l’engin vers l’avant et vers le haut, créant la portance nécessaire au décollage. Cet appareil peut décoller depuis une prairie, une route de campagne ou une plage.
En vol, le pilotage est similaire à celui d’un parapente motorisé. Le moteur Rotax, reconnu pour sa fiabilité dans le monde de l’aviation légère, assure la propulsion. Pour l’atterrissage, le pilote coupe la propulsion et se pose en douceur, comme avec un parapente classique.
Ce concept offre des avantages majeurs par rapport aux véhicules traditionnels :
- S’affranchir des obstacles : C’est l’avantage principal. Une rivière, un pont détruit, une zone bloquée ou un embouteillage ne sont plus des problèmes. Le Pégase peut simplement décoller et passer par-dessus.
- Discrétion relative : Comparé à un hélicoptère, le Pégase est beaucoup plus silencieux, surtout pendant la phase d’approche en vol plané, moteur coupé. Un atout majeur pour certaines missions.
- Logistique minimale : Pas besoin d’aéroport ou de piste aménagée. Un petit champ plat suffit pour décoller et atterrir. Le véhicule se ravitaille avec de l’essence classique, disponible partout.
- Polyvalence extrême : Le Pégase est une solution unique qui remplace le besoin d’avoir un véhicule terrestre et un aéronef. Cela simplifie la logistique et réduit les coûts.
Une origine militaire : conçu pour les forces spéciales françaises
L’histoire du Vaylon Pégase n’est pas celle d’un gadget de loisir. Le projet est né d’un besoin très concret exprimé par l’armée française. En 2013, la DGA (Direction Générale de l’Armement) a lancé un appel d’offres pour un véhicule innovant destiné à ses unités d’élite.
Le cahier des charges était exigeant : il fallait un engin capable de se déplacer rapidement sur terre, mais aussi de survoler des zones infranchissables pour mener des opérations discrètes. Vaylon a remporté ce marché, et le Pégase est le fruit de cette collaboration. Cette origine est un gage de fiabilité et de performance, car le véhicule a été testé dans des conditions extrêmes.
Le Pégase répond à plusieurs besoins stratégiques des forces spéciales :
- Infiltration en territoire hostile : Permet de déposer une petite équipe derrière les lignes ennemies sans utiliser un hélicoptère, plus bruyant et plus facilement repérable.
- Exfiltration rapide : Une équipe au sol peut être récupérée rapidement, même dans une zone sans route d’accès.
- Renseignement et observation : Le Pégase peut survoler une zone à basse altitude pour recueillir des informations discrètement.
- Franchissement d’urgence : Il permet de contourner un obstacle imprévu (pont coupé, champ de mines) sans perdre de temps.
La France n’est pas le seul pays intéressé. D’autres armées dans le monde suivent de près le développement de ce type de véhicules, qui représente une nouvelle vision de la mobilité tactique.
Qui se cache derrière Vaylon ?
Derrière cette innovation se trouve un entrepreneur français, Jérôme Dauffy. Ingénieur passionné d’aéronautique et de sports mécaniques, il a eu l’intuition que la fusion d’un buggy et d’un parapente pouvait répondre à de vrais besoins, au-delà du simple loisir.
L’entreprise Vaylon est basée en région parisienne. C’est là que les prototypes ont été développés et testés pendant plusieurs années. Le partenariat avec la DGA a été un accélérateur, apportant des financements et une expertise technique pour faire passer le Pégase du stade de concept à celui de véhicule opérationnel. L’activité de l’entreprise est donc très liée au secteur de la défense, même si des applications civiles sont maintenant explorées.
Au-delà du militaire : quelles sont les applications civiles ?
Même si le Pégase a été conçu pour l’armée, son potentiel pour des usages civils est évident. Sa capacité à se déplacer partout ouvre des perspectives dans de nombreux secteurs. La marque explore activement ces nouvelles pistes pour étendre son marché.
Voici quelques-unes des applications civiles possibles :
- Tourisme d’aventure : Proposer des safaris ou des explorations dans des régions reculées, inaccessibles avec des véhicules classiques.
- Interventions d’urgence : Atteindre rapidement des zones sinistrées après une catastrophe naturelle (inondation, tremblement de terre) pour évaluer les dégâts ou secourir des personnes isolées.
- Sécurité civile et surveillance : Surveiller de grandes étendues (parcs nationaux, frontières, pipelines) de manière plus économique et flexible qu’avec un hélicoptère.
- Agriculture de précision : Survoler des champs pour analyser la santé des cultures ou pour de l’épandage ciblé.
- Loisirs extrêmes : Pour les passionnés de sensations fortes qui cherchent une nouvelle expérience de conduite et de pilotage.
Le développement de ces marchés dépendra des réglementations et des homologations dans chaque pays. Pour découvrir plus en détail la vision de l’entreprise et les dernières informations sur le Pégase, vous pouvez consulter le site officiel de Vaylon. Pour suivre leur activité, il n’est pas nécessaire de chercher comment créer un compte avec une adresse mail et un mot de passe ; les informations sont souvent partagées sur des plateformes comme Facebook.
FAQ – Questions fréquentes sur Vaylon et le Pégase
Le concept du buggy volant soulève beaucoup de questions. Voici les réponses aux interrogations les plus courantes.
Quel est le prix du Vaylon Pégase ?
Le prix n’est pas communiqué publiquement de manière fixe, car il s’agit d’un marché de professionnels. On estime cependant qu’un Pégase coûte entre 100 000 et 150 000 euros. Ce tarif le positionne comme un véhicule spécialisé, destiné à des gouvernements, des armées ou de grandes entreprises, et non au grand public.
Un particulier peut-il acheter un Vaylon ?
Pour le moment, la réponse est non. La production est orientée vers les contrats professionnels et étatiques. L’entreprise Vaylon n’a pas encore ouvert la vente aux particuliers. Cela pourrait changer à l’avenir si un marché de loisir se développe, mais ce n’est pas l’objectif premier.
Quel permis faut-il pour piloter le Pégase ?
Le Pégase est homologué en France comme un ULM de classe 1 (paramoteur). Pour le piloter en mode vol, il est donc nécessaire d’être titulaire d’un brevet de pilote ULM. Pour la conduite au sol, le permis de conduire classique (permis B) est suffisant. La formation au pilotage de l’engin est spécifique et généralement assurée par Vaylon lors de l’achat.
